
On parle beaucoup de l’amour maternel.On parle moins de la fatigue.La fatigue qui ne disparaît pas après une nuit. La fatigue qui s’installe dans le corps, dans la tête, dans le cœur. Cette fatigue qui est causé par le corps qui porte la grossesse ou le corps qui se remet de l’accouchement, ou encore la fatigue dû au bébé qui perturbe le sommeil de la maman.
Celle que l’on ressent même quand on aime profondément ses enfants.Devenir mère, ce n’est pas seulement donner la vie.C’est donner de soi, chaque jour, souvent sans pause, parfois sans reconnaissance. Être mère et donner de soi à ses enfants n’est jamais reconnu. Et celà n’est pas encadré comme il le faut par les États. Afin de permettre à la mère de prendre son temps.Il y a cette fatigue physique :le manque de sommeil, les nuits hachées, le corps qui récupère difficilement.
Et puis il y a la fatigue émotionnelle :être forte, rassurer, répondre aux besoins de tous,tout en mettant les siens de côté.On culpabilise souvent de se sentir fatiguée.Comme si l’amour devait suffire à tout effacer.Comme si être mère signifiait ne jamais avoir le droit d’être épuisée. Le pire est recevoir des jugements venant de tout le monde et trop souvent des femmes qui ont elle même traversé la maternité.
Mais la fatigue maternelle est réelle.Et elle mérite d’être reconnue.En parler, l’écrire, la nommer,c’est déjà un premier pas pour respirer un peu mieux.Ici, dans cet espace,la fatigue n’est pas un échec.C’est un signal.Un rappel que la maman existe aussi. Alors peu importe si tu es fatiguée, et que tu en as vraiment marre. Mais tout est OK.